Période 1915-1932 : Andoyer et l’internationalisation des éphémérides

Dès 1914 Henri Andoyer devient responsable de la Connaissance des temps. C’est à la même époque que l’on va appliquer les décisions de la conférence internationale sur les éphémérides de 1911 qui répartit les tâches entre les différents services d’éphémérides dans le monde. La Connaissance des temps abandonne la publication des éphémérides des satellites autres que les Galiléens qui, eux, vont être renforcés : les tables de Sampson, bien plus précises que celles de Damoiseau vont être utilisées et les données envoyées aux autres bureaux d’éphémérides. En échange, le bureau américain de l’observatoire naval de Washington enverra les occultations d’étoiles par la Lune et les éphémérides des satellites autres que les Galiléens. En 1916, le méridien de Paris est définitivement abandonné au profit du méridien de Greenwich. Les éphémérides de la Lune utilisent désormais la théorie de Delaunay et celles des grosses planètes la théorie de Le Verrier améliorée par Gaillot. Il n’y a plus d’ « Additions » dans la Connaissance des temps mais il y aura un supplément contenant les éléments des 732 petites planètes connues alors ainsi que ceux des comètes de l’année.

En 1925, l’argument des éphémérides n’est plus le temps moyen de Greenwich mais le temps civil de Greenwich, appelé « temps universel » à partir de 1930. Le jour ne commence plus à midi mais à minuit : on a « Temps Universel » = « Temps moyen de Greenwich » + 12 heures.

La liste des observatoires et de leurs positions va être revue complètement dans le volume de 1930.

Andoyer décède en 1929 et le volume de 1932 (préparé en 1930) sera sous la responsabilité de Guillaume Bigourdan et de Maurice Hamy « par intérim ».

Note historique :

Les classes de calculateurs sont supprimées en 1919. Demeure un calculateur principal à la tête d’une douzaine de calculateurs titulaires. On accepte désormais des stagiaires. D’anciens auxiliaires sont maintenus dans leur fonction en raison de leur savoir-faire. Dans les années 1920-1930, le nombre de femmes augmente au Bureau des calculs et dépasse souvent les 50% de l’effectif.