François Perrier

Né en 1833

Mort en 1888

Après des études secondaires dans son Gard natal et au collège Sainte-Barbe, François Perrier entre en 1853 à l’École polytechnique dont il sort en 1855 pour l’École d’État-Major.

Il grimpera tous les échelons de la hiérarchie militaire.

En 1861, il est appelé par le Dépôt de la Guerre à participer à la jonction géodésique France-Angleterre. Lors de cette première expérience, il constate la nette supériorité des instruments et méthodes anglais et décide d’œuvrer pour redonner du lustre à la géodésie française.

Après la triangulation de la Corse en 1863, il poursuit celle de l’Algérie. Dans les conditions difficiles de la conquête, il la réalise avec succès puis projette la jonction avec l’Espagne et la révision de la Méridienne de France qu’il débute en 1870.

Élu au Bureau des longitudes en 1873, il mène à bien son dessein. Le triomphe de l’opération lui ouvre les portes de l’Académie des sciences en 1880 (section de géographie et de navigation).

Il accède au grade de général l’année suivante.

Entre temps, il est un soutien actif de l’Amiral Mouchez dans la création de l’observatoire du Bureau des longitudes à Montsouris, en 1875.

Promu directeur du Dépôt de la Guerre, François Perrier obtient en 1882 la création en son sein d’un Service géographique de l’Armée.

La même année, lors du second passage de Vénus devant le Soleil du XIXe siècle, les qualités de François Perrier sont si incontestables que sa participation à l’expédition qui se rend en Floride est naturelle.

Sa brillante carrière, tant militaire que savante, se poursuit jusqu’à son décès prématuré en 1888.

Citation du texte: Colette Le Lay , “François Perrier,” La connaissance des temps, consulté le 19 octobre 2019, https://cdt.imcce.fr/items/show/868.