Faye, Hervé

Né à Saint-Benoit-du-Sault en 1814

Mort à Paris en 1902

Hervé Faye est né à Saint-Benoit-du-Sault (Indre) en 1814. Son père, ingénieur des Ponts et Chaussées qui a fait la Campagne d’Egypte, décède alors qu’il n’a que 11 ans.

Hervé Faye poursuit néanmoins ses études à Paris et entre à l’École polytechnique en 1832.

A la suite des émeutes de 1834, il est brièvement incarcéré et quitte l’École. Grâce à l’appui du réseau polytechnicien, il obtient quelques répétitions. Puis ce sont deux missions à Bordeaux et Rotterdam au cours lesquelles il conserve les liens tissés pendant ses études.

Entré à l’Observatoire de Paris en 1842, il découvre la comète périodique qui porte son nom (1843), entre à l’Académie des sciences en 1847 et enseigne la géodésie et l’astronomie à l’École polytechnique à partir de 1851.

Ses relations avec François Arago sont tumultueuses. Aussi, Faye ne voit-il pas d’un mauvais œil l’arrivée d’Urbain Le Verrier à la tête de l’Observatoire en 1854.

Mais le climat se détériore rapidement et Faye part pour Nancy où il exerce les fonctions de Recteur d’académie et de professeur à la Faculté des sciences.

Revenu à Paris en 1857 pour assurer les fonctions d’inspecteur général, Hervé Faye entre au Bureau des longitudes en 1862.

C’est dans cette institution qu’il donne toute sa mesure en assurant la présidence pendant vingt ans (1873-1893).

Il y milite pour la géodésie, représentant le Bureau dans les conférences internationales.

Les années 1860 sont aussi celles de l’élaboration de sa théorie du Soleil.

Il montre l'importance de la photographie pour l'étude de la géologie de la Lune ce qui conduira les astronomes Maurice Loewy et Pierre Puiseux à construire leur Atlas photographique de la Lune.

En 1873, il succède à Delaunay comme professeur à l'École Polytechnique et y enseigne la géodésie et l'astronomie jusqu'en 1893.

Parallèlement à sa carrière scientifique, Hervé Faye a eu d'importantes responsabilités administratives. Il a été ministre de l'Instruction publique, des cultes et des beaux-arts en 1877.


Tout au long de sa brillante carrière académique, Hervé Faye publie de nombreux manuels scolaires et des ouvrages sur les thèmes qui le passionnent (Soleil, mais aussi cosmogonie, tempêtes, etc).

Il alimente également les notices de l’Annuaire du Bureau des longitudes.

Il s’éteint à Paris en 1902, couvert d’honneurs.

Citation du texte: Colette Le Lay, “Faye, Hervé,” La connaissance des temps, consulté le 19 octobre 2019, https://cdt.imcce.fr/items/show/857.